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Dossier allergies : voyager avec un enfant allergique, bien planifier

Allergies alimentaires en voyage avec enfant
Genevieve Grenier
Par
Actualisé le 8 juin 2018

Voyager avec un enfant allergique n’est pas impensable, mais demeure un défi important qui impose une préparation supplémentaire. En prenant les précautions adéquates, on peut aisément rendre l’expérience beaucoup plus simple et agréable et profiter de précieux moments familiaux. Voici quelques trucs, astuces et conseils à destination afin de faciliter la vie aux parents voyageurs et qu’ils continuent à assouvir leurs rêves de voyage!

No. 1

Se questionner et questionner

Le taux d’allergie dans la population, les normes d’étiquetage des produits alimentaires et la sensibilité au phénomène varient d’une destination à l’autre. Il est donc primordial de s’informer adéquatement à chaque fois que l’on effectue l’achat d’un aliment au marché ou au restaurant.

Évitons de faire l’erreur de croire que l’allergène auquel notre enfant est sensible sera mentionné en toutes lettres sur un emballage de produit alimentaire. Par exemple, en France, Fruits à coque est utilisé pour désigner la présence de noix dans les aliments et l’arachide est plus souvent connue sous le vocable de cacahuète. On surveille également les farines qui peuvent contenir des traces de lupins. Plusieurs enfants ayant des allergies aux arachides peuvent y réagir.

No. 2

Illustrer et traduire les allergènes à éviter

Au restaurant, on demande à parler à la personne responsable de la cuisine. Pour plus de précautions, on parle au gérant de l’hôtel. On lui explique l’allergie de notre enfant. On n’hésite jamais à poser des questions.

Pour nous faciliter la vie, on prend soin d’avoir une photo de chacun des allergènes, accompagnée de leurs noms dans la langue du pays que nous visitons et, le cas échéant, dans toutes les langues ou dialectes parlés à destination.

On aime beaucoup le site allergytranslation.com qui propose un outil permettant de traduire en 43 langues plus de 200 allergènes. Une fois conçues, on imprime simplement nos cartes. Le site selectwisely.com offre un produit similaire.

Carte Allergy Translation

©  Carte Allergy Translation

On peut concevoir les cartes nous-même avec un peu de créativité. On y ajoute des images des allergènes. On ne connaît pas la langue? On utilise les outils de traduction en ligne comme celui du site d’Allergy Action.

On peut également valider l’information en posant la question sur des groupes de parents par exemple où, avec un peu de recherche, on trouvera quelqu’un qui parle la langue souhaitée.

No. 3

Choisir le bon hébergement

Bien entendu, louer une maison et assurer les repas permet de contrôler un peu plus notre environnement. Toutefois, rien ne sert de s’y limiter. À l’hôtel ou en formule « tout inclus », afin de diminuer nos risques de contamination croisée, on favorise toujours les établissements qui offrent la restauration à la carte.

Une fois arrivé à destination, on rencontre le concierge et/ou le cuisiner afin de bien expliquer les restrictions alimentaires de notre enfant.

De plus en plus de grandes chaînes hôtelières offrent un service de carte d’identification d’allergies. On écrit en amont à l’hôtel qui nous intéresse ou l’on demande l’appui de notre agent de voyage.

Des chaînes hôtelières comme le Paradisius de Melia sont réputées pour leur attention particulière envers les gens ayant des allergies.

Les parcs et croisières Disney sont très sensibles aux allergies alimentaires, dû au nombre important de petits voyageurs ayant des restrictions. Les cuisines sont dotées de sections réservées sans allergènes pour plus de sécurité et les restaurants avec services s’efforcent de tout faire pour cuisiner sans les allergènes.

La sensibilité varie également par pays car les normes et les procédures peuvent varier. Par exemple, la majorité des hôtels de la Riviera Maya au Mexique affichent une politique de gestion des allergies.

La location d’un campeur avec une cuisinette peut être une bonne idée pour les familles nomades. On peut y laisser nos valises et nos ingrédients de base et ainsi cuisiner au fur et à mesure de nos déplacements.

Si l’on opte pour la location d’une maison ou d’un appartement, on consulte l’article Louer une maison pour ses vacances : pourquoi et comment ? Pour de vraies vacances, on valide si le logement est muni d’un lave-vaisselle.

No. 4

Faire des réserves

Il est toujours sage de prévoir un espace dans la valise pour les collations préférées de notre enfant (barres tendres, craquelins, etc.).  Ceci nous enlève le stress de trouver des produits équivalents à destination et une fois consommés, l’espace libre dans la valise pourra servir à rapporter des souvenirs.

Si l’on prévoit cuisiner sur place, avoir avec nous quelques éléments de base en petite quantité (ex. : assaisonnements) nous évitera d’acheter un gros paquet sur place et ainsi nous sauvera des coûts.

On se renseigne d’avance sur les épiceries spécialisées et les grandes surfaces que l’on trouvera selon notre itinéraire. Se préparer d’avance nous permet de sauver du temps de recherche sur place, surtout si la langue est une barrière. Pour se faire, on infiltre des groupes de discussions sur Facebook (ex. : Les mamans et papas de… [inscrire la ville visitée]) ou les groupes de discussions sur le voyage en famille où d’autres parents voyageurs peuvent nous partager leurs expériences (telle la Communauté BB Jetlag, la référence des parents voyageurs!).

On peut avoir avec nous quelques repas déshydratés pour nous dépanner sur place.

Certains parents vont même jusqu’à contacter directement les épiceries ciblées et confirmer s’ils ont des produits spécifiques en inventaire. Les petites épiceries de type « marchés bios » sont souvent plus enclines de le faire et peuvent même dans certains cas préparer votre commande à l’avance.  Pour ce faire, leur envoyer une liste par courriel reste une manière simple de procéder.

No. 5

Faire des listes

Avant notre départ, on peut préparer d’avance le menu de notre séjour. Certes, le tout ne laisse pas de place à beaucoup de spontanéité mais pour des cas d’enfants polyallergiques, cela reste une solution.

No. 6

Bien s’équiper

Avoir avec nous des sacs et plats de plastiques réutilisables est aussi une bonne astuce, car cela nous permetde conserver nos restants.

Quant au contenant thermique, il nous permet de pouvoir manger chaud au bon moment et de s’assurer de la sécurité du repas.

Pour d’autres astuces facilitant les repas, on consulte l’article : Les essentiels pour faciliter les repas en déplacement.

No. 7

Manger en 2 temps

Partager un bon repas en famille et discuter tous ensemble fait partie des plaisirs de la vie. Mais parfois, le reste de la famille a également envie de savourer un bon repas au restaurant. Dans ce cas, on peut soit avoir avec nous le repas de l’enfant (on prend soin d’expliquer la situation à notre arrivée ou de prévenir lors de la réservation) ou faire manger l’enfant à la maison avant.

Afin de faire patienter nos petits voyageurs au restaurant, on consulte la série d’articles du dossier Jeux pour enfants du site pour nous inspirer.

No. 8

Contacter sa compagnie aérienne

On consulte l’article Voyager avec des allergies : prendre l’avion – trucs, conseils et astuces pour tout savoir.

No. 9

Avoir une bonne assurance voyage

On valide que notre police d’assurance répond bien à nos besoins et qu’elle couvre tous les membres de la famille. On s’assure aussi que le rapatriement d’urgence en cas de pépin est inclus.

On consulte l’article Partir en voyage : liste de choses à ne pas oublier pour plus de détails.

No. 10

Repérer l’hôpital le plus près

Dans les cas les plus extrêmes, il peut être judicieux de bâtir notre itinéraire en considérant la facilité d’accès à un hôpital ou à des soins de santé de première ligne en cas d’urgence. La plupart des grands centres et des régions touristiques ont des hôpitaux internationaux ou des cliniques internationales sur lesquelles on peut compter.

Avant de partir pour l’hôpital, on s’assure d’avoir idéalement avec nous :

  • Une copie de notre police d’assurance voyage. On prend soin d’avoir le numéro du contrat, le numéro de téléphone et le courriel de notre assureur en cas d’urgence sur place;
  • Une copie du carnet de santé/vaccination à jour des enfants (et des nôtres, si pertinent);
  • Une copie de la liste de tous les médicaments pris de manière régulière et les coordonnées de notre médecin traitant. (On consulte l’article Trousse d’hygiène et de premiers soins pour plus de précisions.)
  • On conserve notre passeport toujours à portée de main à l’hôpital, car ils exigent souvent de faire une copie avant de donner tout traitement;
  • On garde une carte de crédit à portée de main car elle est souvent exigée pour voir un spécialiste de la santé;
  • Même si les compagnies d’assurances stipulent que l’on doit les appeler avant de se rendre à l’hôpital, en cas de situation urgente, on n’hésite surtout pas à les appeler après!

DOSSIER ALLERGIES

On voyage avec un enfant souffrant d’allergies? On surveille les 2 autres articles suivants :

DES INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

Genevieve Grenier
Geneviève Grenier
Collaboration spéciale

Mère de deux enfants dont un qui est polyallergique, Geneviève Grenier est une passionnée de voyages en famille. Des États-Unis à l’Europe, en passant par les incontournables « tout inclus »,  c’est une véritable agente de voyage. Elle adore planifier elle-même chacune de ses escapades à l’étranger en voyant à tout, de la réservation des billets d’avion, à la location de voitures et de maisons, en plus de sélectionner soigneusement chacune des activités et des visites à destination.