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Le Nicaragua : explorer les lacs et les volcans en famille

Moins touristique que le Costa Rica (et où le coût de la vie y est légèrement moins cher), le Nicaragua offre une panoplie d’attraits pour séduire les plus petits comme les plus grands. Après un voyage de 3 semaines dans ce pays de terres et de volcans, c’est avec plaisir que je partage nos coups de cœur et nos bons plans!

VOYAGER EN FAMILLE AU NICARAGUA : NOS COUPS DE COEURS

Ayant beaucoup voyagé avant l’arrivée de nos deux loulous (de 4 et 2 ans), il nous tardait de reprendre nos sacs et de partir crapahuter avec eux. On n’a pas cherché plus loin et on a pris nos billets pour 3 semaines. Fidèles à nos anciennes habitudes, nous avons simplement réservé les premières nuits et on a vu sur place pour la suite du programme.

(Notre itinéraire s’est concentré sur le Sud-Ouest du pays.)

No. 1

GRANADA : VILLE COLONIALE

Cette magnifique ville coloniale sur le lac Nicaragua, située au pied du volcan Mombacho, est un bon pied à terre pour déambuler dans les rues toutes plus colorées les unes que les autres.

On y va pour découvrir les attraits de la région (et admirer au passage les magnifiques porches et les patios intérieurs luxuriants) :

En février, il fait très chaud alors opter pour un petit hôtel avec une piscine n’est pas un luxe. C’est agréable pour se rafraîchir ou simplement pour faire une pause entre deux visites.

Où se restaurer?

On trouve une multitude d’endroits où manger, avec une variété de plats, dû à l’affluence touristique. Il faut goûter, entre autres, au gallo pinto, un mélange de riz frit et de haricots noirs, qui peut se déguster dès le petit-déjeuner; aux tostones (bananes plantains écrasées et frites); au pico de gallo (salade de tomates, oignons, coriandre et lime); aux jus naturels et smoothies de fruits plus savoureux et rafraîchissants les uns que les autres.

Nous découvrons le Garden Café, une chouette bibliothèque/restaurant installé autour d’un luxueux patio… et où l’on trouve une belle aire de jeux pour les plus petits. On a quand même cherché d’autres endroits, mais avec les petits, on avoue être tombés sous le charme. Tranquillité et repas calmes assurés. Nous avons évité la rue principale, chère et avec des repas, disons, plus  « continentaux ».

On peut aussi se concocter des pique-niques : pain, avocats, bananes et autres fruits sont faciles à trouver.

Comment s’y rendre?

En une heure, depuis l’aéroport de Managua (en voiture privée).

No. 2

L’ÎLE D’OMETEPE ET LA COMMUNAUTÉ LA PALOMA

Située sur le lac Nicaragua, l’île est constituée de deux volcans, Concepcion avec son cône parfait et Maderas. La traversée en bateau à partir de Grenade dure 1 h… le traversier (ferry) reste la meilleure option.

La lancha, qui fait aussi office de traversier et qui ressemble plus à un bateau de pêcheur, nous assure une traversée dont nous nous rappellerons beaucoup, particulièrement si l’on a le mal de mer!

Notre coup de cœur : la communauté La Paloma

Grâce à un forum de familles voyageuses, nous avons découvert la petite communauté de La Paloma. Elle a été fondée en 2005, par un Québécois tombé amoureux de la région il y a 17 ans. Dix-sept familles vivant de l’agriculture nous ouvrent leurs portes pour la modique somme de 25 $ US par jour par personne, incluant le gîte et le couvert (les moins de 4 ans ne paient pas et pour les enfants plus âgés, c’est la moitié du prix régulier).

C’est une superbe expérience pour en apprendre plus sur le pays, ses coutumes, sa culture, sa gastronomie. Ils ont une toute petite plage avec un magnifique coucher de soleil et une aire commune avec Internet et des hamacs. Repos assuré!

Comment s’y rendre?

On prévoit une heure de Grenade au port de San Jorge (en camionnette) et environ une heure de traversée en bateau jusqu’à Moyogalpa.

Le centre de l’île 

Nous avons aussi exploré la partie centrale de l’île et avons choisi de nous établir à la Finca de San Juan de la Isla. Cette ancienne ferme réhabilitée au bord de l’eau, bordée de bananeraies, est un petit havre de paix. Les vaches se baladent sur la plage, les singes hurleurs viennent nous observer et le chant des oiseaux nous berce.

Quelle ne fut pas notre surprise quand nous avons découvert une aire pour enfants vraiment bien équipée!

De là, nous avons pu nous rendre à pied à Ojo de agua, une piscine naturelle nichée dans la forêt. Seul « inconvénient » : l’hôtel est situé à 2 km de la route principale, ce qui limite les options pour manger.

Sur l’île, on se déplace en moto-taxi (ou plus communément appelé « tuk-tuk », en référence à ce moyen de transport connu en Asie) et les enfants adorent!

No. 3

LA CÔTE PACIFIQUE POUR LE SURF ET LES PLAGES

La côte du Pacifique est très réputée auprès des surfeurs pour ses vagues. On nous avait prévenus que certaines plages n’étaient pas recommandées pour la baignade des tout-petits, ce que nous avons pu constater par nous-même.

Après maintes tergiversations, nous avons  finalement pris la route vers San Juan del Sur, pas très convaincus, puisque c’est LA « grosse ville » du coin et que tous les « backpackers » y séjournent aussi. Disons que dans notre ancienne vie, on aurait peut-être plus apprécié…

Certaines familles choisissent de s’établir ici comme point central et de se promener; nous avons finalement quitté après une journée pour aller dans un endroit plus calme et sympathique.

Les plages aux alentours sont étonnamment désertes, on est souvent que quelques-uns sur la plage. Nous étions pourtant en visite en février, au cœur la haute saison (…ça fait de belles photos!). Les vagues sont grosses et nous ne nous sommes jamais aventurés bien loin avec les petits.

Comment s’y rendre :

C’est une heure jusqu’au port de Moyogalpa en voiture, une heure de traversée et une autre heure de San Jorge à San Juan del Sur en voiture privée.

No. 4

LA LAGUNA DE APOYO : AU PIED DES VOLCANS

Nous avons terminé notre séjour au bord d’un cratère inondé dont l’eau est naturellement chaude, ce qui rend la baignade fort agréable en tout temps.  Pour les amateurs de plongée, le lieu est assez singulier pour y faire une petite sortie.

Nous avons privilégié Volcano Divers, dont les profits sont versés à l’organisme The Peace Project, qui soutient les communautés locales dans ses nombreux projets éducatifs.

De là, on peut facilement se aller vers le volcan Masaya et la ville de Masaya et son Mercado de Artesanias. On peut aussi aller au Mercado publico (à environ 10 min à pied, plus petit certes, mais moins cher et surtout fréquenté par les habitants).

Comment s’y rendre?

En deux heures de San Juan del Sur en voiture privée ou  en une heure de l’aéroport de Managua, aussi en voiture.


LES BONS TRUCS POUR VISITER LA RÉGION DU SUD-OUEST DU NICARAGUA

Location de voiture

Nous ne l’avons pas fait mais c’est tout à fait envisageable. La conduite est assez calme et les distances sur toute la côte ouest du pays sont relativement courtes.

Voitures privées

Nous en avons beaucoup utilisées puisqu’à 4, c’était le moyen de transport le plus facile. Nous aurions bien utilisé les « chicken bus » mais la durée des trajets était bien trop longue et moins flexible (avec de jeunes enfants), même pour de courtes distances. Grosso modo, une heure de trajet nous coûtait 30-35 $ US. Il suffisait de demander à l’hôtel ou aux petites agences qui organisent des transports.

De plus, cela permet d’être beaucoup plus autonome puisque beaucoup d’accès à certains sites,ou  plages sont en route de gravier où seuls les taxis ou transports privés peuvent se rendre (et non les autobus).

Budget

On nous avait prévenus que ce n’était pas une destination bon marché, mais je m’attendais à moins cher. Le désavantageux taux de change du dollar CAN en dollar US n’aide pas non plus. Pour vous donner une idée, pour 3 semaines à deux adultes et deux enfants en bas de 4 ans, nous avons dépensé 4 000 $ CAN sur place (sans les billets d’avion). Tout ça seulement pour le logement, la nourriture et le transport… et nous n’avons pas fait de folies. Certes le tout est moins cher que le Costa Rica sur certains points, mais il faut prévoir un budget réaliste avant le départ.

La carte de crédit est largement acceptée, même dans certains endroits plus éloignés, et ça évite pas mal de frais de retrait. Les dollars US sont largement répandus, au même titre que la monnaie locale, le cordoba.

L’hébergement

Airbnb est très présent et on peut facilement y trouver des petites perles. Sur place, beaucoup de maisons arborent des pancartes pour louer chambres ou maisons.

 

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Des sites locaux, tel encuentra24.com, recensent aussi pas mal d’établissements.

Le petit-déjeuner est toujours inclus. L’eau est aussi très souvent incluse et est même potable dans certains endroits comme Grenade (dans les restaurants ou hôtels).

La tolérance à la chaleur est variable et propre à chacun. Nous avons beaucoup apprécié les écarts de température entre le jour où il faisait très chaud et la nuit qui était fraîche. La climatisation est relativement présente et souvent le ventilateur fait très bien l’affaire pour dormir.

Autre bon plan

Même si vous n’êtes pas client, les piscines des hôtels sont souvent accessibles moyennant des frais d’entrée ou l’achat d’un repas par exemple.

L’électricité 

Nous avions prévu d’emporter nos lampes frontales en cas de panne d’électricité ou si nous nous retrouvions dans des endroits peu éclairés. Finalement, nous avons eu 4 pannes généralisées, chose qui ne nous était pas arrivé depuis quelques années. Une lampe frontale est toujours une bonne chose à glisser dans sa valise!

Dans nos valises

Étant assez minimalistes quand nous voyageons, et sur les conseils d’autres familles voyageuses, nous avons appliqué nos principes à nos enfants à quelques détails près : quelques couches pour les premiers jours, des compotes à boire et quelques biscuits pour pallier à certains imprévus au début. On s’est ensuite réapprovisionner sur place.

On a pu trouver une chaîne de supermarchés, Pali, qui vendait de tout. On achetait aussi souvent des bananes dans la rue. Pour ce qui est du lait, nous avions pris une boîte avec nous pour l’arrivée (et nous l’avons ensuite acheté sur place).

Nous avons ressorti avec beaucoup d’émotions nos sacs de « backpackers » (1 pour eux et 1 pour nous). C’est parfait pour avoir les mains libres pourpousser une poussette ou porter un des loulous. On a privilégié deux poussettes-cannes et deux porte-bébés afin d’être prêts à toutes situations!

Comment s’y rendre?

Air Transat assure des vols directs (cinq heures de vol de Montréal) pendant toute la saison hivernale de décembre à mars. Air Canada assure des vols toute l’année, mais avec escale. Pour visiter la région du sud-ouest du Nicaragua, on privilégie atterrir à Managua. 


VOYAGER AVEC SES ENFANTS : DES CONTACTS PRIVILÉGIÉS

J’ai encore ce souvenir lors d’un voyage en Asie de ce petit « pou » tout blondinet qui devait avoir peut-être 2 ou 3 ans. J’étais stupéfaite que ses bouclettes blondes suscitaient autant la curiosité et des passants qui lui caressaient la tête.

Il se trouve que cette fois-ci, c’était à notre tour… Loulou #2 est tout blond et frisé. Il s’est fait caresser la tête un nombre incalculable de fois, et ce, autant par des hommes que des femmes.

Le contact était tout autre, beaucoup plus facile et chaleureux. On nous a parfois donné de la nourriture pour eux et j’ai retrouvé mon 2e dans les bras d’une dame qui voulait le consoler ou ceux d’une demoiselle de 8-9 ans.

 

 

 

Marie-Zélie Sainz
Collaboration spéciale

Issue d’une famille de voyageurs, Marie-Zélie tombe vite elle aussi sous le charme des échanges interculturels. Cette native de France a d’abord vécu et travaillé aux États-Unis où elle rencontrera son conjoint, en Équateur et en Espagne, avant de débarquer au Québec pour une nouvelle aventure qui dure depuis 10 ans! Elle a aussi fait le saut dans plusieurs pays d’Europe, d’Amérique latine et d’Asie du Sud-Est. Aujourd’hui maman de 2 petits garçons, c’est tout naturellement que la famille a repris le chemin de la découverte. Évoluant dans le domaine des communications, Marie-Zélie nous partagera ses coups de coeur dans cette nouvelle aventure.